FELICITY ATCOCK

 

Sophie Jomain

 

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    LES ANGES MORDENT AUSSI

     

    livre

    J'en avais vraiment ma claque des vampires, des anges et des copines qui font mine de détester les vampire alors qu'elles se laissent gentiment peloter. Parce qu'en entrant dans le salon, j'avais eu le temps de voir Daphnée se détacher brusquement de Toni, simulant d'avoir perdu un camembert sous la table.

     

    Fantastique    Erotique

    Adulte    Littérature féminine

     

       J'ai vraiment pas de bol, il aura suffi d'une morsure, d'une seule, pour que je me retrouve embarquée dans une histoire sans queue ni tête. Je ne sais pas exactement comment ça a commencé, et je ne sais pas non plus de quelle manière tout cela va finir. Quoi qu'il en soit, celui qui fera en sorte que les jeunes vampires arrêtent de s'enterrer dans mon jardin, sera mon héros. Et si en plus il est beau, riche et intelligent, je ne me plaindrai pas ! Je veux retrouver ma vie d avant, tranquille et... ennuyeuse à mourir.

       Sauf qu'en voulant éloigner les ennuis, il arrive qu’on en attire d'autres... à plumes.

    Critique par Amandine S.

     

        Le roman de Sophie Jomain est le premier ouvrage de ce type que je lis, suite au partenariat entre Rebelle éditions et Histoires de Romans. Cette lecture aura été une sorte d'initiation.

        Le style de l’auteur est un peu particulier, car il ne passe pas à tout moment durant la lecture, donnant beaucoup d'inégalité dans l'écriture. Le rythme est irrégulier, rendant la lecture longue et parfois très ennuyeuse. Le texte manque cruellement de dynamisme. De plus, les dialogues sont trop nombreux et la plupart parfaitement inutiles, mais on reconnaîtra qu'ils ont l’avantage d’accélérer la lecture. Le vocabulaire est trop simple, si bien que le roman correspond plus à des adolescents qu’à des adultes. L’emploi de la première personne est, heureusement, quelque chose que l’auteur a su maîtriser avec la prise à partie du lecteur, un vrai point fort amusant et qui peut faire sourire. Par contre, un récit au passé simple et imparfait serait sans doute mieux passé, plutôt que l’emploi de passé composé. Accordons à la mise en page d’être soignée pour un texte aéré et visuellement agréable. On remarque aussi l’emploi de nombreux synonymes pour désigner les personnages, souvent avec une petite pointe d’humour plutôt appréciable.

        Mais parlons un peu de ce qui intéresse surtout le lecteur : l’histoire. Hélas, l’intrigue - très bonne - est noyée sous une multitude de scènes de sexe ou d’allusions très en dessous de la ceinture. Imaginez le plus sérieux des dialogues, qui tient vraiment le lecteur en haleine, coupé par un « j’ai envie de toi » ou quelque chose dans le genre... On a juste envie de hurler un grand "Non". Car autant l'érotisme maîtrisé fait bouillir les corps, autant ici on est face à tout et n'importe quoi, mais pas à de l'érotisme. À force, on s’y perd, on n’avance pas, on ne sait pas où l’auteur veut nous emmener. Et au final, il ne se passe rien, alors qu’en faisait abstraction de toutes ces futilités, l’histoire tient la route et apporte un point de vue sympathique et original sur les vampires, les anges et les démons. À part que les personnages ont une libido exacerbée, on ne retient pas grand-chose d’eux si ce n'est qu'ils sont d'un cliché affligeant et qu'ils n'avancent pas au cours du récit - du moins, on ne le voit pas vraiment. Un personnage mérite cependant que l'on s'y attarde : Stanislas, qui est un peu travaillé et dont on notera une vraie évolution au cours du récit… Mais dommage, ce n’est pas lui le personnage principal ! Bref… L’auteur nous emmène dans une réalité peuplée de vampires, d’anges gardiens, d’anges déchus et de démons et propose quelques questions sur ce qui est vraiment bien ou mal. La religion est, de surcroît, relativement présente et les références à la lutte entre Dieu et Satan sont parfois évoquées. Mais dans une ambiance où la testostérone et les hormones sont reines, il est difficile de remarquer tout cela, et c'est franchement ce que j'ai personnellement regretté. Même l’environnement et les décors dans lesquels évoluent les personnages restent un mystère pour nous, pauvre lecteur - à moins de connaître Bath, à deux heures de Londres. Avec du recul, je me demande comment une histoire, avec un fond pour le moins prometteur, à l'intrigue réfléchie et offrant nombreuses possibilités, a pu donner un texte aussi creux... Quel dommage. Le roman tenait une bonne histoire, une bonne intrigue, une vision intéressante des vampires, des anges et des démons, mais il souffre d'un tel nombre de défauts qu'il n'en ressort qu'un livre bâclé que les qualités ne rattraperont pas.

        Bref, le livre trouvera sans difficulté son public parmi les adolescentes peu exigeantes en manque de testostérone. Pour sûr, ces demoiselles seront comblées, car il y a matière, mais j’avoue que moi, non, et qu'il m’a fallu lutter pour ne pas fermer le livre avant la fin - chose que je n'ai pas fait par acquit de conscience, ne voulant pas parler d’un ouvrage que je n’aurais pas lu en entier. Enfin, en discutant avec des lectrices l'ayant lu, il semblerait que ce ne soit pas le meilleur ni le plus représentatif des écrits de l'auteur... Aussi tenterai-je de me réconcilier avec un autre livre de Sophie Jomain.

    note

    une perte de temps

    Critique par Élodie G.

     

        J'ai entendu beaucoup de bien de Sophie Jomain et c'est avec plaisir que j'ai pu découvrir l'auteur grâce à un partenariat avec J'ai lu et Histoires de Romans. Le style d'écriture de Sophie Jomain est simple et plutôt fluide. L'auteur a essayé d'adopter une plume humoristique, enchaînant jeux de mots et répliques cinglantes. Au début de la lecture, c'est un aspect très agréable qui nous met le sourire aux lèvres mais peu à peu, les sourires se transforment en soupirs d'agacement devant l'exagération. L'humour semble forcé et grossier, sans finesse ni subtilité. Le rythme est assez soutenu, on a pas le temps de souffler et les actions et les événements s'enchaînent sans laisser de temps morts. Les pages se tournent toutes seules et on a l'impression d'avancer rapidement dans l'histoire. Au niveau des dialogues, ils sont nombreux et pas toujours intéressants ni très utiles à l'intrigue. Le vocabulaire employé est simple, mais assez cru. Le récit est relaté au passé composé ce qui ne pose pas particulièrement de problème, mais qui n'est pas un choix des plus judicieux. Un passé simple aurait été plus appréciable.

        L'intrigue en elle-même était très prometteuse et aurait pu intéressante. Elle débute sur les chapeaux de roue puisque l'on rencontre tous les personnages principaux très rapidement et que les bases de l'histoire sont mises en place dès les premiers chapitres. L'auteur a su créer un univers original avec une mythologie sympathique et qui sort de l'ordinaire. On retrouve toutes sortes de créatures fantastiques avec chacune des particularités. Les idées ne sont pas extraordinaires mais forment une bonne base, on retrouve des éléments qui auraient pu construire une bonne histoire. Malheureusement, ces aspects sont laissés de côté au profit de l'aspect sexuel. Dans ce roman, il ne se passe pas une ligne sans allusions à la libido démesurée des personnages. Et quand je dis personnage, je parle de tous les personnages que l'on rencontre. Ces allusions et les scènes de sexe sont grossières, sans subtilité et n'apportent absolument rien à l'histoire excepté faire paraître l'héroïne gourde à souhait.

        L'auteur a essayé de nous présenter Felicity comme un personnage têtu, fort et indépendant. Alors, certes, la demoiselle n'hésite pas à se lancer dans les combats mais elle n'est, au final, qu'une marionnette entre les mains des deux hommes devant lesquels elle se pâme. Sa seule activité semble être de passer dans le lit de ceux-ci ou s'imaginer le faire. Felicity manque cruellement de caractère et agace plus qu'elle n'intrigue. Les deux hommes, quant à eux, n'ont aucun charme et se différencie à peine l'un de l'autre. Ce sont des personnages fades, peu fouillés que je ne retiendrai pas. Les seuls personnages que j'ai apprécié sont les personnages secondaires de Daphné et Tony qui ont un caractère niais assumé et qui en deviennent attachants. Quant à Stephenie, elle est tout aussi inutile qu'agaçante. L'auteur nous propose un univers prometteur opposant Dieu et Satan par le biais des anges et des démons. Le principal des entre-deux est vraiment sympathique et particulièrement intéressant. Si cet aspect pouvait passer au premier plan, cela rendrait le livre bien plus attrayant. L'ambiance est légère, déjantée mais pas assez. Il aurait été intéressant soit d’approfondir ce côté déjanté soit de rendre le tout un peu plus sérieux. Cet entre-deux ne passe pas très bien, on a l'impression que l'auteur a du mal à choisir l'angle sous lequel elle veut présenter son histoire. Pour finir, les descriptions ne sont pas très précises mais suffisantes pour nous donner une image mentale du décor.

        Pour conclure, ce premier tome de Felicity Atcock avait du potentiel qui n'a, malheureusement, pas été exploité. L'auteur a préféré faire passer l'intrigue au second plan au profit du sexe et de l'humour. Et cela est d'autant plus dommage qu'il s'agit d'une réédition qui aurait justement permis à l'auteur de reprendre son récit depuis la premier version chez les éditions Rebelle. Ce roman pourrait principalement convenir aux adolescentes averties, et avec peu d'attentes.

    note

    sans grand intérêt

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    LES ANGES ONT LA DENT DURE

     

    livre

    Stanislas était pire qu'un bloc de foie gras aux truffes noires : c'était beaucoup trop cher et ça restait sur les cuisses.

     

    Fantastique    Erotique

    Adulte    Littérature féminine

     

       Je crois que cette fois, c’est sûr, je suis née sous une mauvaise étoile. J’ai d’abord découvert les vampires, puis les anges, ensuite les entre-deux, les démons, et maintenant, voilà qu’on me jette des sorts et qu’on accroche des poulets égorgés à ma porte. Il ne manquait plus que ça ! Daphnée, ma colocataire, affirme que c’est parce que j’ai un mauvais karma, tu parles !

       Quoi qu’il en soit, j’allais devoir me sortir au plus vite de ce pétrin, mais c’était sans compter que j’avais une deuxième préoccupation : Greg le Bulldozer. Cet idiot s’était amouraché d’une griffeuse psychopathe que je ne voyais pas d’un bon œil. Il avait l’air d’avoir de sérieux problèmes. C’était plus fort que moi, il fallait que je m’en mêle, même si à coup sûr, j’allais au-devant de sacrés ennuis.

    Critique par Élodie G.

     

        J'avais déjà lu le premier tome que je n'avais pas vraiment apprécié malgré un univers qui m'avait intriguée. Je me suis donc lancée dans la suite avec beaucoup d'appréhensions.

        Sophie Jomain a un style d'écriture assez particulier. Il est simple, facile à comprendre, mais aussi assez cru. Nous suivons les pensées du personnage principal qui manie l'humour de façon intensive. Celle-ci a des pensées osées, sans aucune censure et multiplie les références culturelles - principalement cinématographique et séries - qui ont le mérite d'être intéressante et de m'a fait sourire à de nombreuses reprises. Cependant, bien que cet humour soit mieux dosé que dans le premier tome, il reste encore très lourd et inutilement exagéré, certains jeux de mots et autres situations comiques faisant plus soupirer que rire. Le côté déjanté que l'on trouvait dans le premier tome s'est légèrement atténué et donne un dosage bien meilleur qui permet à l'histoire de trouver un angle d'approche plus sérieux. Par contre, il y a toujours beaucoup trop de dialogues, avec une grosse proportion qui sont totalement superflus, niais et qui n'apportent pas grand chose à l'histoire. l'écriture est sans cesse en mouvement et permet de tourner les pages rapidement, d'autant plus que la mise en page du roman est très agréable et facilite la lecture.

        L'histoire est lente à démarrer : au début, on ne comprend pas où l'auteur veut nous emmener et comment toutes les différentes intrigues vont se rejoindre pour suivre une seule et grande voie qui saura captiver les lecteurs. Cependant, une fois que tout ceci est réglé et que l'intrigue est mise en place, nous sommes pouvons entrer une histoire intéressante. Il y a énormément de suspens, très peu d'indices qui permettent une résolution surprenante et explosive. L'histoire a une bonne dose d'actions qui ne prennent pourtant pas toute la place comme nous aurions pu le craindre. J'avais principalement reproché au premier tome de se concentrer sur le sexe, avec une héroïne qui ne pense qu'à passer dans le lit des hommes de son entourage. Même si cet aspect est encore présent, ce n'est plus la préoccupation principale, ce qui est déjà un gros soulagement. De plus, les scènes de sexe, qui sont heureusement moins nombreuses, ont plus de sens et ne sont pas juste là pour satisfaire des lectrices frustrées. Ce tome-ci répond à pas mal des questions que l'on se posait, à l'issue du premier tome, sur les personnages, la mythologie et l'univers. Felicity s'affirme dans ce tome, bien que je trouve regrettable qu'elle soit obligée d'appeler ses princes charmant à l'aide à chaque difficulté alors qu'elle est présentée comme une femme forte et indépendante. Cependant, son humour et ses répliques cinglantes font d'elle un personnage auquel on peut s'attacher, malgré ses nombreux défauts. Pour les autres personnages, certains sont mis en retrait afin que d'autres se détachent du lot, quelques personnalités évoluent... L'auteur semble s'être concentrée sur quelques personnages au détriment d'autres laissés de côté... Dommage. Le roman se termine sur une pointe de suspense qui donne envie de découvrir la suite et comment les personnages vont gérer l'inattendu. La mythologie inventée par l'auteur est plus mise en avant, notamment grâce aux révélations faites au fil de ce tome et à l'apparition de nouveaux genres, comme les sorcières. Cette mythologie brille par son originalité et ouvre beaucoup de possibilités qui se doivent d'êtres exploitées.

        En résumé, un deuxième tome bien meilleur que son prédécesseur, mieux équilibré et une intrigue qui n'est plus autant noyée sous les nombreuses scènes de sexe. Cependant, malgré ses améliorations, il reste encore plusieurs points qui peuvent gêner les lecteurs les plus difficiles. Le conseil que je peux donner aux personnes n'ayant pas aimé le premier tome, c'est de donner une chance à cette suite qui pourra changer leur avis sur la saga.

    note

    une nette amélioration

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