APOCALYPSIS

 

Eli Esseriam

 

prix

 

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    CAVALIER BLANC : ALICE

     

    livre

    J'ai été adoptée. Ma génitrice a probablement décidé de mon abandon dès ma conception. Je suis née sous X. Moi qui suis tellement douée en arithmétique, cet X-là est l'inconnu de la seule équation que je ne parvienne à résoudre.

     

    Fantastique

    Adolescent

     

        La fin du monde est proche. Ils sont quatre jeunes de 17 ans-: Alice, Edo, Maximilian et Elias. Ils sont les Cavaliers de l'Apocalypse. Ils n'épargneront que 144 000 âmes. En ferez-vous partie ?

        « Cela doit être très reposant, parfois, d'être une personne lambda, destituée de toute responsabilité, lovée dans l'ignorance de tout ce qui se joue dans des sphères plus élevées. Pour la première fois, je les regarde avec une sorte de jalousie contenue. La fin du monde, pour eux, se définit par une mauvaise note en latin, déchirer son pantalon au niveau des fesses ou se faire larguer devant tout le monde dans la cour du lycée. »

    Alice Naulin, Cavalier Blanc

    Critique par Maud G.

     

        Révélation des éditions Nouvel Angle, Eli Esseriam fait partie de cette nouvelle génération d'auteurs que l'on espère voir aller très loin. Premier livre d'Apocalypsis, je remercie encore la maison d'édition pour cette agréable découverte, enrichie par la plaquette de présentation de cette série en 5 tomes entièrement ancrés dans le thème de l'année 2012 : l'apocalypse.

        Dès les premiers mots, le texte percute, résonne, impose par son style remarquable de justesse et de maîtrise. Fluide, agréable, travaillé dans la logique du choix de narration à la première personne du présent, la plume de l'auteur montre une harmonie parfaite avec un rythme qui sait toujours frapper juste. Et si la dynamique à parfois du mal à suivre cet engrenage littéraire, le cynisme quasi omniprésent permet heureusement d'assembler le tout pour palier à ces quelques faiblesses. Les dialogues sont rares et donnent souvent des détails montrant toutes leur importance, plus loin dans le roman, pour mieux faire réagir le lecteur. Le vocabulaire est riche et cohérent avec la personnalité du personnage-narrateur surdoué, même si certains passages dignes du dictionnaire pourront lasser quelques lecteurs peu habitués à une plume aussi méticuleuse dans son choix de totale immersion dans la psyché de son héroïne.

        Si la toile de fond " lycée, adolescents, super pouvoir" laissera dubitatifs certains lecteurs un peu trop impulsifs dans leur approche d'une lecture, l'originalité de l'intrigue prend rapidement le dessus pour nous faire découvrir une histoire plus ou moins innovante, avec un montée en crescendo vers la tension et la transcendance. Et bien qu'utilisant un environnement tout à fait banal, l'auteur parvient a montré toute la dimension de son personnage principal. Forte, froide, à la psychologie et au caractère acérés, cette héroïne d'un nouveau genre enveloppe les lecteurs d'une sensation de malaise par cette façade d'inhumanité et aura beaucoup de mal à se faire apprécier de nombre d'entre eux. Pourtant, le personnage d'Alice est en totale mutation, mais pas seulement sur le plan de ses capacités... car son évolution - au milieu de nombreux protagonistes tous différents les uns des autres -, met en avant le caractère même de ce qui est humain, pour nous faire découvrir une héroïne particulièrement sensible. Et cela va dans le sens même de la symbolique du Cavalier Blanc : Conquête qui, par sa pureté et sa noblesse, est porteur de la parole divine, son arc étant l'image même de l'exorcisme social et spirituel, de la destruction du mal vers la sublimation. Par extension, Alice est le personnage précurseur, le Juge des Âmes de l'humanité... et de leur destinée.

        Bref, Cavalier blanc : Alice est une jolie claque littéraire comme je n'en ai pas eu depuis longtemps. Une histoire prenante et documentée, un personnage que j'ai personnellement trouvé attachant, une plume qui, à mon avis, ne cessera de nous étonner. Et s'il est dit que les quatre premiers tomes peuvent être lus dans le désordre, je vous dirais non ! L'ordre des romans a toute son importance car elle correspond parfaitement à l'ordre d'ouverture des sept sceaux... J'ai dit sept ? C'est qu'il vous reste encore des choses à découvrir...

    note

    excellent

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    CAVALIER ROUGE : EDO

     

    livre

    Ça doit être vrai, cette histoire de virilité placée dans le véhicule des mecs, parce que moi, avec cette demoiselle entre les cuisses, je me sens surhumain.

     

    Fantastique

    Adolescent

     

        La fin du monde est proche. Ils sont quatre jeunes de 17 ans-: Alice, Edo, Maximilian et Elias. Ils sont les Cavaliers de l'Apocalypse. Ils n'épargneront que 144 000 âmes. En ferez-vous partie ?

        « J'ai fait ouvrir le sol sous leurs pieds. J'ai fait tomber le feu sur leurs manteaux. J'ai fait abattre la foudre sur leurs têtes. Sous mes pieds, la terre était stable et solide. J'étais au milieu des flammes mais elles me léchaient sans me mordre. Les éclairs m'éblouissaient sans me frapper. C'était merveilleux. J'étais le cœur de la Nature. Le cinquième élément dans un corps qui se fatiguait doucement. »

    Edo Halilovic, Cavalier Rouge

    Critique par Maud G.

     

        Deuxième livre d'Apocalypsis, je remercie la maison d'édition pour cette agréable découverte, aussi passionnante que pour le premier tome.

        Le texte débute dés les première ligne avec impudence, violence, à travers cet excellent style d'écriture qui nous avait déjà charmé dans Cavalier blanc, Alice. Encore une fois, l'auteur mise sur la narration à la première personne du présent, mais le ton change pour se faire agressif, instable et surtout moteur d'une dynamique parfaitement millimétrée, malgré un rythme qui tend à perdre le fil. Personnage rogue, le livre prend une dimension particulièrement brutale... Mais quel plaisir ! Les dialogues sont efficaces et particulièrement pertinents. Le vocabulaire est simple, dans la continuité et avec cohérence avec les personnages.

        Changement de personnage et changement total d'ambiance au sein d'un environnement jonglant entre banalités et cruautés de la vie. L'intrigue est bien menée et l'auteur met en scène un personnage particulièrement atypique dans ses origines et rang social. Rrom musulman de Bosnie que l'expérience de la vie et de la mort a forgé, violent, négatif, machiste, manipulateur, marginal à la psychologie et au caractère primaire, il est l'image même de l’antihéros associable et égoïste. Mais l'auteur abat ses meilleures cartes pour faire d'Edo un personnage qui plaise et manipule, d'une manière ou d'une autre, son lectorat... Si l'on regarde bien, Edo est loin d'être personnage attachant, d'autant plus que rien ne l'intéresse vraiment, sinon ce qui lui permet d'exister et de lui servir, à un moment ou à un autre, même si cela se cache sous de fausses démonstrations de sentiment dont le personnage crois dur comme fer. Aussi, la maîtrise de l'auteur va jusqu'à étendre l'attraction ou la curiosité pour son personnage au delà des pages, créant finalement une sorte d’interaction à sens unique pour les lecteurs et en particulier les lectrices auprès de qui il trouve un franc succès, car oui, « Vu comment ça marche avec les filles, c’est même sûr que je suis pas moche. Mais ce qui leur plait, c’est mon côté sombre. À chaque fois que j’en vois une me regarder d’un peu trop près, je souris intérieurement. Les filles sont vraiment masos, elles se précipitent sur des manipulateurs cruels et finissent toujours par chialer. » Il n'y a pas de hasard... c'est comme ça, en parfait accord avec la symbolique du Cavalier Rouge : Guerre, bannissant la paix et déchirant peuples et familles pour semer la violence ; il est le feu purificateur et le porteur d'épée, image de la puissance et du pouvoir du Verbe, extension de l'arc, il est donc l’exécutant de la parole divine et par conséquent forme avec Alice, la dualité... Mais associé à la balance, donc au Cavalier Noir, il est la Vérité. Edo est le sang, celui qui déterminera l'issue de la destiné... de l'Apocalypse.

        Dans la lignée du premier tome, Cavalier Rouge : Edo est un livre prenant, véritablement viscéral du début à la fin. Véritable équilibre de violence, de sentiment et d'action, l'auteur signe le second roman d'une saga particulièrement addictive.

    note

    immersif

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    CAVALIER NOIR : MAXIMILIAN

     

    livre

    Si l'on ne peut plus rire de la religion, de la politique, des perversions sexuelles, des pauvres et des handicapés, que reste-t-il ? Je connais peu d’histoires drôles sur les endives et les tables de chevet..

     

    Fantastique

    Adolescent

     

        La fin du monde est proche. Ils sont quatre jeunes de 17 ans-: Alice, Edo, Maximilian et Elias. Ils sont les Cavaliers de l'Apocalypse. Ils n'épargneront que 144 000 âmes. En ferez-vous partie ?

        « Je vivais déjà l'Apocalypse. La mienne. Deux options s'offraient désormais à moi. La première : user de mon don pour sacrifier ceux que je jugerai utiles à mon apprentissage. La seconde : me servir de cette aptitude potentiellement belle pour retaper un peu mon karma délabré et prolonger quelque peu cette succession de déceptions appelée "vie" en tentant de la rendre un minimum valable. »

    Maximilian Von Abbetz, Cavalier Noir

    Critique par Maud G.

     

        Avec Cavalier noir : Maximilian, Eli Esseriam signe le troisième volet de cette pentalogie. Un grand merci aux éditions Nouvel Angle qui nous aura encore fait confiance.

        Le style d'écriture reste égal à lui-même, toujours travaillé avec cette attention particulière qui nous avait fait aimer les précédents tomes. Mais si l'auteur conserve la narration à la première personne du présent, ce troisième volet montre moins de caractère et de personnalité que ses prédécesseurs. Là où Cavalier Blanc : Alice nous avait surpris par une incroyable immersion dans la connaissance et la fragilité, et où Cavalier Rouge : Edo nous avait manipulé par sa fougue cynique et violente, Cavalier Noir : Maximilian semblerait presque fade à ne pas capter totalement son personnage principal. La dynamique se fait un peu timide, inégale dans certains passages, mais le rythme qui faisait un peu défaut dans le deuxième volet a su trouver parfaitement sa place. Et si le vocabulaire se révèle en bonne adéquation avec le lectorat, négligeant peut-être un peu l'univers de son héros, les dialogues sont surement l'un des points forts de ce tome où certaines répliques font mouche à chaque mot au point de les garder en mémoire longtemps après lecture.

        Avec ce nouveau personnage, c'est un environnement encore différents qui s'offre au lecteur. L'intrigue est particulièrement bien préparé, distillant les informations au goutte à goutte pour laisser le lecteur toujours plus en suspens, dans le désir d'en savoir toujours plus. Entre les scènes d'un quotidien de richesse et de luxure, et celle de la vie d'adolescent, l'ambiance et le décor sont parfaitement posé pour laisser au lecteur le temps de s’imprégner de tout. Avec Maximilian, l'auteur met en scène un protagoniste de haut rang qui se veut homme de pouvoir, calculateur, vaniteux, égoïste. Pourtant, l'auteur ne parvient pas à satisfaire le lecteur avec ce personnage qui semble n'être qu'une version réchauffe d'Edo, le tout en plus fade... Son caractère et sa psychologie ne sont pas aboutis, sont importance sociale n'est pas ressenti... Vraiment dommage quand on voit le travail fait sur les autres héros d'Apocalypsis. Mais au fil du récit, on lui trouvera une certaine fragilité, une certaine soumission face à sa condition et on ne pourra démentir le fait qu'il est un personnage très touchant. Pourtant, ce sont l'ensemble des personnages secondaires qui sont véritablement les plus intéressants et les mieux construits, car ce sont eux qui donnent le ton au récit, toute leur importance aux évènements et rebondissement de ce tome. Si dans les autre tome, chaque cavalier voit sa symbolique respectée avec une transposition moderne judicieuse, j'ai personnellement trouvé que ce n'était pas du tout le cas ici. En effet, le Cavalier Noir est famine, disette, choisissant qui sera victime de toutes les privations, victime de ses propres désirs et fautes dissimulés... Mais le don du héros ne colle pas toujours. Aussi faut-il s'écarter de l'interprétation première pour plus se pencher sur la symbolique de la balance et donc de voir le Cavalier Noir comme un peseur d'âme et avancer de croyances en interprétations pour mieux comprendre. Finalement, c'est dans la référence du quatrième enfer chinois dit "l'enfer des miroirs" que ce pouvoir prend plus sens.

        Pour conclure, un troisième tome qui n'est pas le meilleur de cette excellente saga fantastique toujours aussi prenante, mais qui donnera au lecteur le désir de se jeter sur la suite sans hésiter. À lire, évidemment, car malgré quelques défaillances, il reste très bon !

    note

    de l'autre côté du miroir

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    CAVALIER PÂLE : ÉLIAS

     

    livre

    Tu ne sentiras jamais le frisson sur la peau de quelqu'un grisé par ta main. Tu ne devineras pas sa timidité en sentant sa paume devenir moite contre la tienne. Tu ne pourras jamais vivre ton premier baiser parce qu'il serait fatalement le dernier pour l'être aimé. Tu ne connaîtras pas les plaisirs de la chair puisque cela ferait de toi un assassin. Est-ce qu'il y a pire perspective ? Je ne crois pas.

     

    Fantastique

    Adolescent

     

        La fin du monde est proche. Ils sont quatre jeunes de 17 ans-: Alice, Edo, Maximilian et Elias. Ils sont les Cavaliers de l'Apocalypse. Ils n'épargneront que 144 000 âmes. En ferez-vous partie ?

        « Tu as essayé d'inverser les effets de ton don, avant que tu admettes que tu n'étais pas fait pour ça. Tout simplement. Ce n'est pas ton rôle de guérir ton prochain. Un Cavalier de l'Apocalypse n'existe pas pour ça. Sa mission, sa destinée, ce n'est pas d'être un héros. Et cette réalité indéniable te fait souffrir chaque seconde de chaque heure de ta vie. Heureusement pour toi, cette dernière n'est pas censée durer. »

    Élias Land, Cavalier pâle

    Critique par Maud G.

     

        Dernier tome personnage avant la rencontre ultime, Eli Esseriam a joué ses meilleures cartes avec Cavalier pâle : Élias. Les éditions Nouvel Angle ont vraiment fait un excellent choix en publiant cette pentalogie.

        Tous les lecteurs qui auront suivis les tomes-personnages précédents s'accorderont sur la qualité d'écriture de l'auteur. Ce quatrième volet n'échappe pas à la règle en les surpassant ! Un rythme excellent, une dynamique parfaitement millimétrée, il n'en fallait pas moins pour donner un récit prenant dès le premier mot. Mais l'auteur va tellement plus loin en nous offrant une narration interne à la deuxième personne avec alternance à la première personne, toujours au présent. Un très bon travail de style qui permet aux lecteurs une parfaite immersion dans l'histoire. Les dialogues assez rares quand on regarde bien, mais sont d'une importance capitale à l'évolution de l'histoire. Enfin, le vocabulaire, à la fois simple et varié, s'intègre à toutes les circonstances et donne le ton du livre.

        Mais si l'écriture est déjà excellente, l'histoire l'est tout autant. L'intrigue se met en place petit à petit avec une montée crescendo du suspense vers les révélations qui introduiront le tome final, d'où l'importance de les avoir lu dans l'ordre. Les derniers mystères sortent de l'ombre, tout se concrétise, tout s'éclaire. Rien n'est laissé au hasard et l'ambiance sous haut voltage qui en découle capte les lecteurs pour leur faire avaler les pages les unes après les autres. Elias est un héros très différent de ses compagnons de part la nature et l'histoire de son don. Intelligent, sensible, il est surtout un personnage très touchant que ne laissera aucun lecteur indifférent. Par le choix du point de vue narratif, le lecteur se sent comme impliqué dans son secret de cavalier de l'apocalypse, d'être dans la confidence de son existence par la lecture de ses lettres à lui-même. Son caractère et sa psychologie sont parfaitement travaillés et après Cavalier noir : Maximilian qui nous avait un peu laissés un peu dubitatif, quel plaisir de voir que l'auteur n'avait finalement pas atteint ses limites. Bien au contraire, elle a su se surpasser tant au niveau de l'ambiance que dans la dimension fantastique, ne négligeant aucun détail sur les évènements, aucun personnage secondaire et leur rôle au sein de ce tome décisif ! Au niveau de la symbolique, l'interprétation est des plus évidentes, car il est la Mort, la maladie qui font d'Elias l’exécuteur. Et si le sens de son deuxième don de voyage dans le temps n'est pas des plus évidents, il est intéressant de réfléchir sur une interprétation du Séjour des Morts qui accompagne ce cavalier.

        Cavalier pâle : Élias est indubitablement le meilleur tome personnage de cette série fantastique, surpassant ses prédécesseurs. Entre révélations déterminantes et introduction vers la bataille finale menée par ces quatre héros, la seule chose à faire est de se lancer dans la lecture du tome ultime : Omega !

    note

    passionnant !

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    OMÉGA

     

    livre

    Il n'existe pas de mot, d'aucune langue conçue par les Hommes, pour expliquer notre lien. Et mon coeur, ce petit organe anatomique fragile et sanguinolent, ne saura jamais contenir la force, la violence même, de ce que je ressens pour lui. L'amour originel.

     

    Fantastique

    Adolescent

     

        La fin du monde est proche. Ils sont quatre jeunes de 17 ans-: Alice, Edo, Maximilian et Elias. Ils sont les Cavaliers de l'Apocalypse. Ils n'épargneront que 144 000 âmes. En ferez-vous partie ?

        « Un regard échangé suffit à nous faire comprendre que nous avons le même instinct. Chacun de nous semble avoie été programmé pour que notre minuterie interne s'enclenche et nous signale que le compte à rebours a commencé. L'apocalypse est en marche. La guerre couve juste là, dehors. Ce n'est pour l'instant qu'un murmure, un bruissement lointain mais ce sera bientôt assourdissant. Immense. »

    Critique par Maud G.

     

        Oméga est le tome final de l'incroyable saga Apocalypsis d'Eli Esseriam. Les quatre tomes précédents étant de vraies claques littéraire, je dois avouer que j'attendais énormément de celui-ci qui nous promettait, logiquement, l'Apocalypse. La réalité fut très différente de que j’espérais...

        La qualité d'écriture de l'auteur et toujours au rendez-vous et à la hauteur des quatre tomes précédents. Mais si la dynamique est d'une précision et d'une fluidité à couper le souffle, le rythme subit un gros déséquilibre dans seconde moitié du livre. La première partie semble répondre à la mesure d'un métronome qui ne cesse de s'emballer pour captiver le lecteur de pages en pages pour faire littéralement exploser les chapitre par les informations transmise au lecteur. Le texte est haletant, et la plume mordante nous captive. Mais l'auteur semble tout abandonner dans la deuxième partie. Le rythme se fait alors inégal, souvent en retard par rapport à l'action. L'alternance des points de vue en narration interne à la première personne sont maîtrisés et l'auteur module son style avec brio pour l'accorder aux différents personnages. Les dialogues, rares dans la première partie, sont assez présents dans la seconde, mais gardent toujours leur pertinence.

        Si l'écriture a su maintenir son niveau au côté des autres tomes de la série, il est évident que les déséquilibre observé sont directement lié au récit. L'histoire n'est pas, comme on pourrait s'y attendre, la suite directe des tomes précédents. L'intrigue principale ne tourne finalement pas autour de l'apocalypse, mais en parallèle avec celles des tomes sur les cavaliers. Aussi, de chapitres en chapitres, on revient sur les différents personnages secondaires croisés tout au long des aventures de nos héros, et avec eux le lecteur découvre parvient à dénouer tous les nœuds qui laissaient de nombres question en suspens. Quel qu’il soit, à chaque début de chapitre on essaie de deviner qui nous révèlera ses secrets et même si l'on parvient parfois à tomber juste, à chaque fois les révélations faites nous foudroie. On avance donc dans l'histoire de claque en claque. Le lecteur en vient à douter des impressions qu'il s'était faite des personnages, bons comme moins bons, tant les découvertes sont à des années lumières de ce qu'il pouvait imaginer. Mais une fois la deuxième moitié du livre attaqué, on reviens sur nos héros, ensembles, à suivre finalement une intrigue cette fois plus en continuité avec celle à la base des tomes précédents. Mais le déroulement pris par les évènements est à l'opposé de ce à quoi les lecteurs s'attendront et les décevra véritablement. Point de grande bataille. Point d'apocalypse. Le combat que devait mener les héros se retrouve totalement annihilé, balayé en quelques pages comme le vent balaye la poussière sur son passage. En moins de temps qu'il n'en faut pour comprendre, l'auteur a tout simplement renié l'équivalent de ses quatre tomes et demi, et monté une véritable trahison contre ses quatre héros et contre les lecteurs ! Mais que s'est-il passé ? Comment une saga avec un tel niveau au bord de l'excellence a-t-elle pu dégringoler à ce point, à coup de faux dénouement ? Et de fin incohérente avec une chute faussement ouverte qui ne fera que frustrer un peu plus le lecteur ? Le seul point qu'on retiendra de logique, est le passage d'Elias et de la mer qui symbolise le chapitre 20 verset 13 de l'Apocalypse, soit le jugement des morts. Mais il en demeure pas moins que cette deuxième partie du livre - et surtout la fin - est une honte !

        Oméga clos la série Apocalypsis sur une totale déception, si bien que l'on se demande s'il n'aurait pas été préférable d'en rester là et de semer les chapitres de la première partie au fil des tomes précédents. On ne pourra cependant enlever à Eli Esseriam cette plume de caractère qui est la sienne.

    note

    mais pourquoi ?!

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